En espadrilles, on est tout juste assez civilisé pour tutoyer le globe, sans l’appréhension rétive du pied nu méfiant, sans l’excessive assurance du pied trop bien chaussé. En espadrilles, c’est l’été, le monde est souple et chaudm parfois collant sur le goudron fondu. Mais sur le chemin de terre sablonneuse, juste après l’averse, c”est délicieux
— Philippe Delerm - “Mouiller ses espadrilles”

